Il y a un siècle, Ségou tombait sous les boulets des canons de Louis Archinard qui conduisait la colonne chargée d’investir la ville et Ségou Sikoro, la résidence des rois. L’occupation française va durer 70 ans (1890-1960).
Ségou était un Royaume qui s’était construit autour du génie d’un chef d’association, Biton Mamary Coulibaly, un Bamanan. Sachant bien qu’avant les Bamanans, le terroir était occupé par des Soninkés même si à l’époque ils n’avaient pas gardé leur langue soninké parmi eux, nous retenons Soro Toumou et Siramanba Koïta.
Les dynasties bamanan se sont succédé avant la pénétration française. Biton Coulibaly et ses successeurs, ses enfants ont su mettre en place une armée de métier, les “Tondjons”, constituée d’alliés ou souvent même avec les vaincus.
“Il y a eu des successions comme Tônmassa Yoro Barry dit Kanoubagnouman à Pélengana, qui vient d’être immortalisé à travers un monument inauguré à Ségou le 6 février 2023. L’ordre d’accession au pouvoir était lié à l’ordre d’arrivée des alliés ou des Tondjons auprès de Biton. A un moment donné, cela a été âprement discuté et N’Golo Diarra parvient à avoir le dessus. La dynastie de N’Golo Diarra s’installe dans la durée, mais cela n’a pas été sans rixes, avec des coups bas, des révolutions de palais.
La première colonisation de Ségou a été Toucouleur, avec El hadj Omar Tall, le porte-étendard de l’islam. Son arrivée à Ségou, en 1861, a bouleversé la situation, car même rivales, les dynasties Coulibaly et Diarra étaient dans les mêmes dispositions sociologiques, cultuelles et confessionnelles.
L’histoire note que l’itinéraire d’El hadj Oumar est le même qui a été suivi par d’autres éclaireurs pour le colonisateur comme les missions Mage et Quintin, les missions Gallieni et autres. Après avoir emboîté le pas aux représentants d’El hadj Oumar en train de construire son Empire toucouleur, les français arrivèrent à Ségou par Niamina à 100 km en amont. La population du Royaume de Ségou n’était pas soudée. Ce qui a facilité la tâche aux français. Les alliés de Ségou, les Peuls de Ségou et toutes les populations ayant comme activité principale la pêche, les Somonos et les Bozos et même ceux qui étaient plus proches des Toucouleurs de façon cultuelle ou confessionnelle, ont aidé les impérialistes français.
le Royaume toucouleur avait déjà affaibli les NGolossi. Archinard a rusé en évacuant les Toucouleurs. El hadj Oumar continua sur le Macina avec son fils Lambdo Djoulbé. Le commandeur des croyants, Amadou Sékou, lui aussi, étant parti pour Nioro, la population était au désarroi et facilement, ils se sont emparés de la capitale, Ségou, et toute la région a ressenti la chute de Ségou d’autant que les Bamanans étaient mal organisés et se dispersèrent tantôt sur la rive gauche du fleuve Niger, tantôt sur la rive droite tantôt vers le Baní.
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