D'après : PORTRAITS MEMOIRES : Paul Lombard, une vie pour sa ville - 03 06 2009
Réalisation Maritima Médias.
LOMBARD Paul, Henri, Marius - Hommage à notre ancien Maire de Martigues (13 - Bouches du Rhône)
Né le 15 décembre 1927 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), mort le 7 juin 2020 à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; employé de bureau ; militant syndicaliste et communiste, maire de Martigues (1969-2009) ; conseiller général (1970-1988) et député des Bouches-du-Rhône (1988-1993).
Paul Lombard était le fils de Paul-Baptistin Lombard qui, avant 1939, fonda l’Union locale CGT, fut président de la Bourse du travail en 1938 et milita au PCF. Organisateur de la Résistance communiste, du Front national puis, à la fin 1942, des FTPF, il fut capturé par les nazis et fusillé le 13 juin 1944 au Fenouillet entre Charleval et La Roque d’Anthéron (Bouches-du-Rhône) en compagnie d’autres résistants parmi lesquels se trouvait en particulier le socialiste Henri Lazzarino (voir Georges Lazzarino). Sa mère, Césarie Eygasier, native de Martigues, issue d’une vieille famille de souche martégale transmit à son fils Paul une large part de l’identité locale dont il allait s’imprégner tout au long de son parcours de militant et d’élu. Paul Lombard fréquenta l’école de garçons de l’Ile à Martigues où sa famille s’était définitivement installée en 1932. Après avoir réussi le certificat d’études, il poursuivit sa scolarité au cours supérieur et au cours complémentaire, situés toujours dans l’école de l’Ile. Il y obtint le brevet élémentaire en 1943 mais des résultats insuffisants en arithmétique l’empêchèrent de se présenter à l’École normale d’instituteurs d’Aix-en-Provence.
C’est en 1969 que Paul Lombard fut élu maire de Martigues suite au décès de Francis Turcan ; il fut constamment réélu, dès le premier tour lors des élections municipales entre 1971 et 2008.
En 1970, il fut élu conseiller général du canton de Martigues, un mandat qui sera renouvelé le 7 mars 1976. Élu dès au premier tour avec 13 203 des 19 726 suffrages exprimés, Paul Lombard le fut à nouveau en 1982. Il dut démissionner en 1988 consécutivement à la loi sur le cumul des mandats. Il se consacra à son mandat de député de la 13e circonscription des Bouches-du-Rhône jusqu’en 1993. A ce titre il intervint à l’Assemblée nationale, notamment lors de la deuxième séance du 18 novembre 1988 consacrée aux cérémonies du bicentenaire de la Révolution Française. Il interpela le gouvernement qui semblait, selon le groupe communiste « faire une croix » sur cet anniversaire en remettant en cause certaines initiatives et en engageant des moyens trop « discrets ». En l’absence de Jack Lang, c’est Catherine Tasca, ministre déléguée auprès du ministre de la Culture, de la communication, des grands travaux et du Bicentenaire qui apporta des éléments d’apaisement sur la position du gouvernement vis-à-vis de cette célébration : « Soyez sûr, monsieur le député, qu’aucun effort ne sera épargné pour faire de 1989 une année digne des événements d’il y a deux siècles : les villes et les villages de France seront les lieux privilégiés de la communion des Français avec leur histoire. » (applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et communiste).
@Le Maitron. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social
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