L’INGRATITUDE
Conte africain de sagesse, de mémoire et d’apprentissage
Il était une fois, il y a très longtemps, à une époque où les arbres parlaient aux anciens et où les tambours transmettaient les vérités que les hommes refusaient d’entendre, un vaste village appelé Koumbaya, niché entre la savane dorée et le fleuve éternel Nialou.
À Koumbaya vivaient des hommes riches, des femmes sages, des pauvres courageux, des jeunes impatients et des anciens porteurs de mémoire. Car dans ce village, on disait souvent :
« Celui qui oublie d’où il vient ne saura jamais où aller. »
Les personnages
Parmi les habitants se distinguaient plusieurs figures :
, un vieil homme pauvre Thierno Ibrahima mais immensément sage, connu pour ses conseils justes
Mamadou Aliou, un jeune orphelin travailleur, au cœur pur
Kandia, une femme généreuse, veuve, mère de tous les enfants du village
Mansa Kélétigui, le chef du village, riche en biens mais pauvre en écoute
Oumou kultoumy, la fille du chef, douce mais influençable
Telly , un homme ambitieux, rusé, dont le cœur connaissait mal la gratitude
La naissance de la bonté
Mamadou Aliou était arrivé à Koumbaya après une longue errance. Il n’avait ni père, ni mère, ni maison. Ses pieds portaient encore la poussière de villages qui l’avaient rejeté. Affamé et fatigué, il s’effondra un soir près du grand baobab.
C’est Kandia qui le trouva.
— Mon fils, la terre peut être dure, mais le cœur d’une mère ne l’est jamais, lui dit-elle en lui tendant de l’eau.
Elle l’accueillit chez elle, lui donna à manger et l’introduisit au village. Thierno Ibrahima, le vieux sage, lui apprit à respecter les anciens, à écouter avant de parler, à donner sans attendre.
« La reconnaissance est une semence. Si tu ne la plantes pas, tu récolteras la solitude. »
Mamadou Aliou grandit dans le travail. Il aidait aux champs, au fleuve, au marché. Il remerciait toujours, même pour une petite chose.
L’ascension et l’oubli
Les années passèrent. Mamadou Aliou devint un homme fort et intelligent. Grâce aux conseils de Thierno Ibrahima et à la bienveillance de Kandia, il réussit dans le commerce. Ses greniers se remplirent, ses troupeaux augmentèrent, et sa maison devint l’une des plus belles du village.
Le chef Mansa Kélétigui, impressionné, lui confia des responsabilités.
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