Le repère incontournable de la ville .Une ordonnance royale du 14 février 1848, prélevait 2850 hectares de terre sur le pays des Beni-Mehanna, dans la vallée de l'Oued FENDECK, pour y construire un centre de colonisation pouvant recevoir 120 familles.La révolution éclatait 10 jours après la publication de cette ordonnance, mais l'Assemblée Nationale votait cependant les crédits nécessaires à cette création en septembre 1848.Le Gouvernement ayant décidé d'envoyer quelques éléments turbulents de la population parisienne, coloniser l'Afrique, une première liste de volontaires comprenant 800 personnes fut dressée. L'enthousiasme était grand. Chaque colon devait recevoir de 9 à 10 hectares et pour des ouvriers parisiens, cette superficie semblait prodigieuse.Le village s'appelait tout d'abord "VILLAGE DU FENDECK".Les ruines importantes qui existaient, démontraient que les Romains, bons juges en matière de colonisation, avaient dû créer, dans cette vallée de l'Oued FENDECK, une colonie florissante.En 1858, dix ans après, la plupart des Parisiens ont cédé leurs terres à des voisins plus robustes et sont partis. Il ne reste qu'un petit nombre d'agriculteurs de métier qui après avoir lutté contre l'envahissement de la brousse, les bêtes fauves, les pillards indigènes, la malaria, se sont taillés une propriété qui leur permet de vivre.Par décret du 22 juin 1857, JEMMAPES est érigé en commissariat civil, avec une commission municipale de 12 membres et en 1867, en commune de plein exercice.
Les premiers commissaires furent MM. FENECH, TOUPÉ, FOURNIER et d'AURIBEAU. M. d'AURIBEAU est le premier maire, ses successeurs furent MM. KAYSER, de LANNOY, L. DENIS, MERLE et PERNEY.
Pendant cette période, le village fut organisé. Un hôpital, une caserne de gendarmerie, la Mairie, la conduite d'eau de l'Oued FENDECK, puis le captage et la conduite d'eau des sources de l'AÏN SAIAFA attestèrent le travail de ces municipalités.C'est M. de LANNOY qui fit extraire en 1865 de la carrière du Djebel EL OUST, un monolithe de gré.Ce bloc imposant avait 8 mètres de longueur. Placé sur un chariot spécial il prit péniblement la direction du port de PHILIPPEVILLE : mais devant les difficultés d'embarquement et ses dimensions, aucun Capitaine de navire ne voulut le transporter.
Le chariot revint donc à JEMMAPES.
M. de LANNOY étant décédé par la suite, la municipalité décidait que ce monolithe serait dressé sur la place de JEMMAPES comme hommage à la mémoire du défunt.Primitivement, le piédestal avait quatre bouches qui déversaient un jet d'eau dans un bassin. Depuis, la canalisation fut coupée, le bassin enlevé. Il reste simplement un obélisque .La ville fut édifiée sur un site jonché de nombreuses ruines romaines.Enfin, à JEMMAPES même, n'oublions pas le magnifique obélisque retrouvé parmi les ruines romaines de la ville.
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