L’incendie du Bazar de la Charité, le 4 mai 1897 à Paris, est un des drames mondains les plus choquants de la IIIᵉ République : environ 125 morts, presque uniquement des femmes de la haute société, piégées et brûlées vives en quelques minutes.
Ce qu’était le Bazar de la Charité
Le Bazar de la Charité est une grande vente de bienfaisance organisée chaque année à Paris à partir de 1885, où l’aristocratie vend objets, bijoux et œuvres au profit des pauvres.
En 1897, il est installé rue Jean‑Goujon, dans un grand hangar décoré comme une « rue du Moyen Âge » avec boiseries, toiles goudronnées et un plafond en velum très inflammable, ce qui transforme le lieu en véritable piège en cas de feu.
Comment le feu a démarré
Le 4 mai 1897, vers 16h15, un cinématographe – attraction moderne du bazar – tombe en panne de lampe à éther.
L’assistant du projectionniste craque une allumette pour s’éclairer, les vapeurs d’éther mal confinées s’enflamment, embrasent un rideau, puis en quelques instants les boiseries et le plafond goudronné prennent feu, transformant le hangar en brasier en moins d’un quart d’heure.
Victimes et scènes d’horreur
Le bilan varie selon les sources : autour de 125–126 morts, dont environ 118 femmes, souvent entravées par leurs corsets, crinolines et lourdes robes hautement inflammables, incapables de fuir ou piétinées dans la panique.
Parmi les victimes, on compte la duchesse Sophie‑Charlotte d’Alençon (sœur de l’impératrice Sissi), des religieuses, des enfants, et les récits d’identification parlent de corps carbonisés, démembrés, parfois méconnaissables.
Scandale social et rumeurs
La presse souligne que la quasi‑totalité des morts sont des femmes, alors que beaucoup d’hommes, peu nombreux mais valides, auraient fui en bousculant la foule, ce qui leur vaudra le surnom de « chevaliers de la pétoche ».
Cette image d’hommes de la haute société frappant à coups de canne pour se frayer un passage à travers les groupes de femmes affolées choque profondément l’opinion et alimente un énorme scandale moral.
Impact et mémoire
Le drame entraîne un deuil national, la construction de la chapelle Notre‑Dame‑de‑la‑Consolation rue Jean‑Goujon, et marque durablement la mémoire parisienne de la fin du XIXᵉ siècle.
Il alimente aussi les débats sur la sécurité des lieux publics (issues de secours, matériaux inflammables) et nourrit une méfiance envers le nouveau spectacle du cinéma, accusé par certains d’être responsable de la catastrophe.
Si tu veux en faire une vidéo, tu peux demander un script court façon storytelling (hook + déroulé en 3 actes) centré sur 1 personnage, par exemple la duchesse d’Alençon coincée dans l’incendie.
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