Gabriele Tarquini (4 mars 1962 -) est à l'heure actuelle, le doyen du championnat WTCR mais bien avant cela, il fut une terreur du karting, étant lui même fils d'un garagiste passionné de karting. Le jeune Gabriele écrasa la discipline devenant en 1984 : champion national - européen - mondial de Kart.
Puis dès l'année suivante montera directement en F3000 et endurance et pas dans n'importe quelle équipe. Le Walter Brun Motorsport, meilleure écurie de la discipline, dire l'espoir qu'il était. Après 3 saisons mitigées en F3000 entre Coloni, San Remo et First trois écuries de milieu de grille ponctuées de quelques podiums.
Le jeune abbruzan, tape dans l'oeil d'Enzo Osella qui l'engage pour le GP de Saint Marin. L'apprentissage sera brutal pour le jeune pilote de 25 ans, la voiture est un four, le moteur vieux de 5 ans, il est repêché 27ème sur la grille et abandonne rapidement. Mais cela lui a permis de voir ce qu'est la F1.
Ainsi dès 1988, il débute réellement chez Enzo Coloni, qui passe à la F1 avec une F3000 modifiée et un fiable V8 DFR. Le début de saison est au delà de toute attente pour la minuscule écurie de seulement 20 employés, Tarquini flirte avec les points à Imola et surtout à Montréal où seul une panne d'essence l'oblige à finir au ralenti 8ème. Cet épisode résume sa carrière en F1. Une série d'opportunités manquées et un énorme talent.
Fin 1988 est plus dure et quand Lamberto Leoni veut monter en F1 avec First, Gabriele dit oui tout de suite, mais l'écurie qui a obtenue le droit d'utilisée les plans de la March CG88. parvient à faire rouler sa voiture lors d'essais, le châssis est pas mauvais, mais il faut de l'argent, l'écurie n'en a pas assez. Plus grave son châssis n°2 est mal cuit et en essayant de corriger le problème, l'écurie se ruine et décide de renoncer et de vendre le châssis à Ernesto Vita.
Tarquini est sans volant à l'orée de la saison 1989. Il pilote alors en Supertourisme avec Jacques Laffite comme coéquipier, Le 15 mars 1989 le pire survient que Philippe Streiff s'écrase dans un marécage brésilien, arceau brisé et extrait sans précaution, le français est perdu pour la F1. Henri Julien cherche un pilote. Il pense à Tarquini, Laffite joue les intermédiaires. Et voilà le petit italien, pilote dans la plus petite écurie du plateau et ses 14 employés.
Et le miracle se produit, dès sa première course AGS vit un rêve, Tarquini mène une course magnifique que le voit longtemps dans les points, Christian Vanderpleyn a dessiné un super cadeau d'adieu à l'écurie. La JH 23B est la belle surprise de début de championnat. Tarquini tombe en panne d'essence dans le dernier tour et fini 8ème ce n'est que partie remise.
A Monaco sur un circuit lent, il est 5ème le Vendredi après avoir été en tête durant 1h27. La course sera une désillusion, longtemps 5ème en bataille avec Berger, Tarquini casse une suspension peu avant la mi course.
Fin mai la F1 se rend au Mexique, sans le savoir le lieu du plus grand exploit de sa carrière. Profitant d'une course intelligente, Tarquini fini 6ème.
La semaine suivant il manque à 400m de doublé la mise. Fin de l'embellie début du retour à la réalité. L'écurie est criblée de dette, Bouygues a rompu son contrat et l'argent promis par De Rouvre n'arrive pas. Tarquini se qualifie une dernière fois avant de se faire sortir de la piste.
La saison 1990 puis 1991 sera une longue plongée dans l'abysse, 1992 une déception qui pousse l'italien à se réinventé. C'est ainsi que depuis 28 ans l'Italien est devenu le pilote emblématique du Supertourisme mondial puis en 2018, le plus vieux champion du monde FIA de l'histoire.
Source : Le blogauto
Motorsport.com
Interview de Gabriele Tarquini lue dans un magazine auto.
Lionel Rosière : fondateur et rédacteur de la chaine.
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