Gare aux moteurs récalcitrants ! Située à plus de 1 000 mètres d’altitude, l’Auberge d’Ahusquy se mérite si les virages en épingle à cheveux vous donnent des sueurs froides. Le jeu en vaut la chandelle : le restaurant vous propose une vue à vous couper le souffle.
Les pics d’Orhy et d’Anie ressortent de la multitude de cols plus impressionnants les uns que les autres, derrière une mer de nuages qui recouvre la vallée de Barétous. Le restaurant a su capitaliser sur ce lieu avec une terrasse simple.
Les curieux ou locaux peuvent s’installer sur les tables en béton ou en bois exotique conçues pour résister à l’hiver de la Soule. « Mes parents ont bâti l’auberge dans les années 70, puis on a construit cette terrasse de 120 places dans les années 90 », indique la propriétaire Michèle Aguer.
Isolée du bruit, si ce n’est du bruissement du vent et du tintement des cloches des moutons, l’esplanade se remplit chaque midi grâce au bouche-à-oreille.
Passé le rebord qui sépare la terrasse de la pente, cinq bancs en pierre font face au panorama pyrénéen
la fontaine d’« Ahusquy » sur la commune d'Aussurucq jaillit à 1110 mètres d’altitude.
Cette fontaine aurait, selon des rumeurs toutefois démenties par les analyses scientifiques, des vertus de guérison des maladies de l’appareil urinaire.
Elle aurait même guéri le général Harispe en 1851…
Véridiques ou non ses vertus l’on vite rendu célèbre…
A tel point qu’il y eut à Ahuzki jusqu'à 3 hôtels de cures fin XIXe, début XXe siècle. Comme il n'y avait pas de route carrossable, les curistes montaient à dos de mule !
En 1972, le docteur Mendy recommande à ses lecteurs les propriétés diurétiques de cette eau pour « les affections rénales telles que lithiase et coliques néphrétiques, la goutte, l’obésité, la pléthore, l’arthritisme sous toutes ses formes. C’est de l’Evian ni plus ni moins » affirme-t-il !
De célébrité séculaire puis renforcée par les cures du Maréchal Harispe, le site d'Ahusquy est desservi par une route carrossable depuis 1968.
Château de Ruthie
Le lieu apparaît pour la première fois dans une charte de l'abbaye de Roncevaux en 1189, qui y fonda un hôpital pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. En 1569, le baron de Sénégas, envoyé par Montgomery, incendia la plupart des maisons nobles du pays de Soule qui durent être relevées par la suite. Le château se compose actuellement de deux corps de logis du 17e ou du XVIIIe siècle, flanqués de deux grosses tours du XVe siècle. L'intérieur conserve des lambris de chêne du XVIIIe siècle dans une salle à manger, surmontés de panneaux formés par des encadrements moulurés en plâtre. Dans la grande salle, il ne reste plus de l'ancienne décoration qu'une belle cheminée en chêne du XVIIIe siècle au plafond des poutres fort bien moulurées.
Périodes de construction :
11e siècle, 15e siècle, 17e siècle, 18e siècle
Propriété de la commune
Le château d'Aussurucq se compose de deux parties. L'une, la plus ancienne est formée par deux tours d'angle reliées par un corps de logis percé en son milieu par une porte d'entrée ; l'autre, de construction plus récente, est une aile sans caractère, perpendiculaire à la première et attenant à une des tours. Il est probable qu'il existait à cet endroit une maison forte depuis une haute antiquité et que Pierre de Ruthie construisit l'habitation actuelle sur son emplacement.
C'est bien en effet un édifice de la fin du 15ème siècle ou du commencement du 16ème siècle. Les tours sont en grès de moyen appareil, les murs épais sont percés de meurtrières et d'embrasures pour pièces d'artillerie ; mais l'intérieur est tout à fait délabré et on n'y trouve aucun vestige des dispositions défensives qui ont dû en faire autrefois un ouvrage militaire d'une certaine importance. Sa situation permet de supposer qu'il était entouré de fossés remplis d'eau et alimentés par le ruisseau qui traverse le village et actuellement canalisé. Les toitures des tours sont de construction plus récente que les tours elles-mêmes dont la hauteur a peut-être été diminuée.
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