Une cellule souche embryonnaire, comme son nom l'indique, est une cellule à l'origine des autres cellules. À partir d'une seule cellule, le zygote, formé par la fécondation de l'œuf par les spermatozoïdes et l’ovocyte, se développe un ensemble de cellules. Au début, ces cellules possèdent la capacité de se différencier en n'importe quelle cellule de l'organisme. En effet, notre organisme, constitué de 10 000 milliards de cellules, comprend environ 400 types différents de cellules, telles que celles du foie, du cerveau ou du cœur.
Les cellules souches embryonnaires ont ainsi un potentiel extraordinaire, car elles sont pluripotentes, c'est-à-dire capables de se transformer en n'importe quel type de cellule. L'étude de ces cellules présente plusieurs enjeux. D'une part, elle permet de comprendre les mécanismes biologiques par lesquels une cellule indifférenciée, possédant un large éventail de possibilités, se spécialise pour devenir une cellule différenciée, comme celles du cœur, des reins ou du cerveau. D'autre part, elle offre la possibilité de mieux comprendre les maladies affectant ces cellules.
Enfin, ces recherches ont un impact important sur la médecine régénérative, qui vise à réparer le corps humain et, potentiellement, à remplacer certains organes à l'avenir.
→ Information partagée par Hervé Chneiweiss (Directeur du Laboratoire Neuroscience Paris Seine à l'Institut de Biologie Paris Seine, Sorbonne Université)
Les travaux de recherche d’Hervé Chneiweiss portent sur la biologie d’une population particulière de cellules du système nerveux, les astrocytes, principale population des cellules gliales, ainsi que sur l’origine et le développement des tumeurs cérébrales L’implication des cellules gliales dans le traitement de l'information nerveuse a été longtemps négligée. Les astrocytes constituent la moitié des cellules cérébrales et remplissent de nombreuses fonctions, depuis la mise en place de l’architecture du cerveau jusqu’au fonctionnement, à chaque instant, des communications entre neurones. De plus, certains astrocytes forment les cellules souches cérébrales adultes et la plupart des maladies dites neurologiques sont en fait liées à une altération de la fonction astrocytaire.
Les travaux d’Hervé Chneiweiss ont permis de caractériser, sur différentes populations d’astrocytes du système nerveux central, de nombreux récepteurs et leurs effecteurs intracellulaires, second messagers et protéines cibles nouvellement identifiées comme la Stathmin ou PEA-15, et de décrire leurs fonctions dans la protection comme la mort programmée (apoptose), l’entrée dans le cycle cellulaire ou une motilité inappropriée. Plus récemment, avec ses collaborateurs, Hervé Chneiweiss a étudié les mécanismes liant l’astrocyte à la genèse et au développement des tumeurs cérébrales. Ils ont montré que la surexpression de certains facteurs de croissance, tel le TGFalpha agissant via l’Epidermal Growth Factor Receptor (EGFR), provoque un trouble de la différenciation cellulaire qui rend la cellule sensible à la transformation tumorale. Dès 2002, ils ont caractérisé, au sein de tumeurs cérébrales humaines de l’enfant et de l’adulte, des cellules souches tumorales, dont l’analyse pourrait permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques anticancéreuses.
C’est dans les années 1990 qu’Hervé Chneiweiss s’immerge pleinement dans les questions éthiques, en tant que consultant en neurogénétique à la Salpêtrière, dans le service d’Yves Agid. Passionné par les questions que posent les progrès de la recherche, Hervé Chneiweiss, il est le président du comité d'éthique de l'INSERM depuis mars 2013. Il a également été nommé membre du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il tient une chronique de bioéthique dans la revue médecine/sciences, dont il a été le rédacteur en chef de 2006 à 2016.
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