*"TEXTE EN FRANÇAIS"* :
*La Fille de la Corruption*
Dans une ville en pleine expansion comme Dakar, la corruption gangrène tous les aspects de la vie quotidienne. Les politiciens, les hommes d’affaires, les policiers – tous sont liés par des liens d’argent et de pouvoir. Mais les plus vulnérables dans ce monde sont les enfants, des victimes faciles pour ceux qui tirent profit de la misère.
Adama était une petite fille, orpheline, vivant dans un bidonville de la capitale. Ses parents avaient été tués dans un accident, et elle s’était retrouvée seule, errant dans les rues. Ses jours étaient remplis de mendicité, cherchant de quoi survivre, souvent contraints de faire des choses honteuses pour ne pas mourir de faim.
Un jour, un homme d’affaires influent, M. Fall, la repéra dans un marché bondé. Il était riche, vêtu de vêtements coûteux, et son regard était d’une froideur glaciale. M. Fall dirigeait un réseau de trafic d’enfants, une opération secrète mais florissante. Il achetait des enfants pour les vendre à des expatriés, des riches hommes d’affaires étrangers, ou bien les livrait à des rituels occultes. L’homme approcha Adama, lui promettant de l’héberger, de la nourrir et de l’éduquer. Pour une petite fille en détresse, cette promesse semblait une chance inespérée.
Mais à peine Adama eut-elle franchi la porte de la maison de M. Fall, elle réalisa qu’elle avait été piégée. Il n’y avait ni amour, ni réconfort, seulement des chaînes invisibles de servitude. D’autres enfants, comme elle, vivaient dans des conditions épouvantables. Ils travaillaient dans des ateliers clandestins, les mains abîmées par des outils rouillés, leurs esprits brisés par l’exploitation. Ils n’étaient que des marchandises, des objets de négoce.
Adama fut forcée de travailler à la production de faux bijoux pour les touristes. Mais, bien qu’elle fût encore jeune, quelque chose dans ses yeux reflétait une détermination farouche, un désir de liberté. elle observa les allées et venues des clients de M. Fall, écouta les conversations des autres enfants, et une idée germa dans son esprit : elle s’échapperait.
Une nuit, profitant d’un moment d’inattention des gardes, Adama réussit à s’échapper. Elle s’enfuit à travers les rues sombres de la ville, ses pieds nus battant le pavé, sa respiration haletante. Lorsqu’elle atteignit le bord de la ville, épuisée, elle tomba dans les bras de la première personne qui la trouva – une ancienne prostituée du quartier, qui la recueillit et la cacha dans un petit appartement abandonné.
Des mois passèrent. Adama se remit de ses blessures physiques, mais la douleur du passé ne la quittait jamais. Elle vivait dans la clandestinité, se cachant dans les recoins sombres de Dakar, fuyant l’attention des autorités, qui, comme toujours, fermaient les yeux sur les horreurs du système.
Un jour, elle entendit parler de la mort mystérieuse de M. Fall. Il avait été retrouvé dans sa maison, son visage rongé par une maladie inexpliquée, comme si sa peau s’était littéralement détachée de ses os. Les rumeurs couraient que des forces occultes avaient été responsables de cette fin tragique, mais personne n’osa vraiment enquêter.
Peu après la mort de M. Fall, d’autres figures puissantes du gouvernement et des affaires, liées de près ou de loin à son réseau, commencèrent à périr dans des circonstances tout aussi étranges. Un ministre se suicida, mais son corps fut retrouvé en état de décomposition avancé, bien avant qu’il n’ait eu le temps de se pendre. Un autre homme d’affaires fut retrouvé mort dans sa voiture, son visage défiguré, comme s’il avait été frappé par un violent coup de chaleur.
Certains disaient que les enfants victimes de M. Fall étaient revenus se venger. D’autres affirmaient que l’esprit d’Adama, la petite fille qui avait survécu à l’enfer, était désormais celui qui guidait les âmes des enfants perdus dans leur vengeance. Un cri silencieux résonnait à travers la ville chaque nuit, un cri d’enfants disparus qui, apparemment, avaient trouvé un moyen de se venger de ceux qui les avaient exploités.
Et chaque fois qu’un homme d’affaires ou un politicien corrompu était retrouvé mort, les habitants entendaient des pleurs d’enfants. Ces pleurs semblaient venir du cœur même du marché de Dakar, là où l’argent, le pouvoir et la misère se côtoyaient quotidiennement. La terreur se répandait à travers la ville, et tout le monde savait, au fond d’eux, que quelque chose de surnaturel se jouait dans les ombres.
Les rumeurs se firent de plus en plus persistantes. Certains disaient qu’Adama, devenue un esprit vengeur, apparaissait à ceux qui avaient profité de la souffrance des autres. D’autres, plus superstitieux, affirmaient que les âmes des enfants disparus s’étaient unies sous une forme monstrueuse, guidées par Adama, et qu’elles ne cesseraient de hanter Dakar jusqu’à ce que justice soit rendue.
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