ARIN-ARIN: «léger, léger», (txistularis des ballets basques sous la direction de Narkis D. de Ibarrondo).
Ref : Le chant du Monde (33 Tours 1/3) LDY-M-4029 - Année :1964
CHORALE BASQUE OLDARRA sous la direction de P. OYHAMBURU
Race mystérieuse, langue étrange, contrée enchanteresse, pays aux « sept provinces » moitié en France, moitié en Espagne, le Pays-Basque possède un des folklores les plus riches et les plus originaux. De ce petit peuple, qu aime à se considérer comme le plus ancien de la terre, est né un art populaire tour à tour raffiné ou primitif, tendre ou sauvage, et où de nombreuses danses rituelles confondent les cycles païen et chrétien.
Les instruments folkloriques sont aussi des plus intéressants. On entendra ici le plus noble d'entre eux, le « txistu », flûte à trois trous de conception primitive, tenu et joué d'une seule main et qui pourtant permet une grande virtuosité mélodique et technique. !! est souvent accompagné d'un tambour, « atabel », joué à une baguette par le même musicien. On lui adjoint parfois un second txistu et un « silbote » ou txistu basse.
Les musiciens basques modernes, élèves pour la plupart de l'école française et particulièrement de Ravel, ont beaucoup écrit, pour chœur spécialement. Citons le plus connu d'entre eux du grand public: Ermend Bonnal.
BIGARREN KALEZ-KALE. — C'est un passe-rues, harmonisé à quatre voix mixtes avec accompagnement de « txistu ». Il est entrecoupé d'« irrintzinas », ce cri des montagnards basques imitant le hennissement du cheval.
AGUR IZAR ORI. — Ce chœur a pour point de départ une mélodie folklorique que sifflait un bouvier de Fontarabie et que recueillit ainsi le Père Donostia. J. Olaizola écrivit dessus la chanson du basque parti dans un lointain pays étranger pour y chercher du travail et qui rêve au pays natal. Ce rêve se transpose sur le plan auditıt par le son des cloches de la petite église qu'il croit entendre de son exil. L'harmonisation en est à onze voix mixtes.
JEIKI-JEIKI C'est une chanson de corsaires, du XVIIe siècle, « debout, debout », harmonisée à quatre voix mixtes par Ermend Bonnal.
AMA BEGIRA ZAZU. — « Maman regardez la place, s'il y en a d'aussi jolies que moi » est une chanson labourdine harmonisée à six voix mixtes. Le pays du Labourd avait pour chef-lieu Bayonne. C'est là que se sont conservées les danses d'hommes seuls, sans doute les plus primitives du folklore basque et qui se dansent en rond comme certaines danses africaines.
ARIN-ARIN. — « Léger, léger » se chante et se danse de la façon dont son titre le suggère bien.
AGUR-MARIA. — « Ave Maria», cette mélodie a été recueillie à Ernialde et harmonisée à quatre voix
mixtes dans le style polyphonique ancien.
MARITXU. — « Maritu », c'est la « petite Marie » de tous les folklores. Celle-ci est extrêmement populaire dans les sept provinces du Pays-Basque. Mariette rencontre donc Barttolo : « Où vas-tu Maritxu? » — « A la fontaine, Barttolo » - « A la fontaine que boit-on? » - « Du bon vin blanc et si tu veux nous le boirons ensemble ».
" Oldarra », ballets basques de Biarritz, est un groupe de chanteurs et de danseurs, tous du Pays, qui portent à la scène le meilleur des danses, des légendes du folklore et des œuvres originales de leurs Provinces. Sous la direction de Philippe Oyhamburu ils ont remporté d'enthousiastes succès sur les principales scènes de France et de étranger, de l'Afrique du Nord à la Suède, de Biarritz au théâtre de l'Empire à Paris.
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