#Ce reportage enquête sur un scandale de corruption à la police judiciaire de Marseille. Pendant des années, des policiers corrompus ont profité de leur position pour influencer des enquêtes, trafiquer des preuves et protéger des criminels. Grâce à une enquête approfondie, les autorités ont finalement réussi à démanteler ce réseau de ripoux et à interpeller plusieurs personnes impliquées. Mais le travail ne fait que commencer, car la justice doit maintenant poursuivre les responsables et réformer les pratiques de la police pour regagner la confiance des citoyens. Ce reportage explore les enjeux de cette affaire, les réactions des acteurs concernés et les pistes pour assurer une justice plus éthique et transparente." Reportage #truecrime #truestory
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C’était la meilleure brigade anti-criminalité de France. La Bac Nord enchaînait les arrestations et les coups d’éclat dans les quartiers Nord de Marseille. Mais, le 3 octobre 2012, soupçonnés de racket et de trafic de drogue, ces superflics tombent soudainement de leur piédestal. La plus vaste affaire de ripoux jamais révélée en France vient d’éclater.
Bac Nord : la vraie histoire du scandale policier
L’affaire jugée en avril 2021 en première instance n’a pourtant débouché « que » sur quelques condamnations avec des peines de sursis et des relaxes. Relaxes pour lesquelles le parquet a fait appel au bout de dix jours. L’affaire, amplement médiatisée en 2012, s’est donc, au fil du temps, largement dégonflée. Mais, avec l’affaire de la Bac Nord, dissoute depuis, c’est un « système », avec ses méthodes policières musclées jusqu’à être « border line », qui a été mis au jour et qui nous questionne encore.
Des méthodes illégales et un management par objectifs
Après les années 2000, sous l’ère Sarkozy – ministre de l’Intérieur, puis président de la République –, est instaurée dans la police la politique du chiffre. Ce sera à ceux qui font le plus d’interpellations, le plus de saisies. À ce jeu-là, la Bac de Marseille est la championne de France. Quatre mille cinq cents interpellations par an, soit en moyenne deux affaires par jour. Des performances citées et saluées, à tout bout de champ, par le monde politique et par leur institution. Pour obtenir de tels résultats, les policiers graissent la main d’indics, de « tontons », de « cousins » ou de « balances », comme on dit dans le milieu. Avec quelques barrettes de cannabis ou des objets de luxe, saisis lors de perquisitions, mais non mentionnés au procès-verbal de perquisition, la Bac Nord « rémunère » ses sources de renseignements. Or le procédé est strictement illégal, même s’il est (re)connu de la hiérarchie policière. À ce moment-là, peu importe les moyens, seuls les résultats comptent.
En 2011 est nommé à Marseille un nouveau préfet, Alain Gardère. Ce dernier veut remettre de l’ordre dans la cité phocéenne. Très vite, il se heurte à Pascal Lalle, le numéro deux de la police départementale. Une guerre des chefs qui ne dit pas son nom démarre. Informé des méthodes peu conventionnelles de la Bac Nord par un ancien policier, toujours en contentieux avec ses ex-collègues, le préfet lance une enquête de l’IGPN. Les policiers de la BAC sont mis sur écoute, et des micros placés dans leur voiture de fonction. Coup de théâtre, à peine un mois plus tard, le magazine Le Point révèle dans un article que « L’IGPN est sur la trace de ripoux à la Bac Nord ». Qui est à l’origine de la fuite dans l’hebdomadaire ? Prise de court, la police des polices enchaîne une série de perquisitions aux domiciles des « baqueux » et dans les locaux du commissariat. On y retrouve de-ci de-là : un peu shit, quelques cartouches de cigarettes, de l’argent liquide, sans que ce soit une grosse somme, des objets de luxe… Dix-huit fonctionnaires sont arrêtés. Après leur garde à vue, sept policiers sont incarcérés et font trois mois de détention. Trois seront révoqués de la police. Et leur hiérarchie, dans tout ça ? Celle qui se faisait mousser avec leurs bons résultats et qui fermait les yeux sur leurs méthodes peu orthodoxes ! Celle qui leur disait : « Le jour où ça dérape, la hiérarchie ne vous couvre plus. » Un étrange silence. Ni au cours de l’enquête, des responsables n’ont été entendus, ni lors des différents procès, ils n’ont été convoqués. Rappelons qu’après neuf ans d’instruction, aucun des policiers arrêtés n’a été encore condamné… Beaucoup de bruit et trop d’incompréhension chez les inculpés, pour une affaire politique qui servirait la carrière de certains, en enfonçant les policiers.
« Affaires sensibles », un magazine de la rédaction
Bac Nord : la vraie histoire du scandale policier
45 min – Réalisation Linda Bendali – Production Capa Presse
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