À Analyse linéaire du poème « À ma fille » de Victor Hugo
Said BENALIA Groupe 6 Semestre 2
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Publié en 1856, Les Contemplations est un recueil poétique qui, au point de vue quantitatif, est composé de 158 poèmes rassemblés en six livres, et qui évoque, au point de vue qualitatif, vingt cinq années de la vie de Victor Hugo, pleines de souvenirs et d’émotions, mais aussi de combats politiques.
Le poète appartient, ainsi qu’Alfred de Musset, Alfred de Vigny et Aloysius Bertrand, à la deuxième génération (1820-1830) du Romantisme français dominant la première moitié du XIXe siècle ; ce mouvement littéraire qui se caractérise par l’exaltation du moi et l’expression des sentiments personnels , l’amour, la rêverie, la nature, le sacré, la mort, etc.
Le poète des Contemplations est Victor Hugo, aussi dramaturge, prosateur et dessinateur romantique français, naît le 26 février 1802 à Besançon et meurt le 22 mai 1885 à Paris. Le poème intitulé « À MA FILLE » écrit en octobre 1842 à Paris, est extrait de l’œuvre maîtresse de la poésie hugolienne « Les contemplations » , première partie : AUTREFOIS (1830-1843), Livre 1er : Aurore.
Le poète exprime à sa fille son amour, sa sagesse et ses conseils, et l’invite à comprendre le monde et reconnaitre ses deux côtés : sombre et éclairé.
En fait, Comment Victor Hugo utilise-t-il la poésie pour guider sa fille à acquérir le vrai bonheur? et en quoi ce poème est-il un moyen de renouveler le regard sur le bonheur et la gloire ?
Nous allons analyser ce poème à la lumière des deux axes fondamentaux. En premier lieu, nous traiterons la dimension du bonheur à travers la forme poétique du poème étudié. Et en second lieu, nous étudierons les effets sémantiques et rhétoriques qui servent la notion du bonheur et de la gloire.
D’abord, le titre de ce poème est présenté sous forme d’une phrase déclarative affirmative « À MA FILLE », débutée par La préposition « à » qui signifie ici la destination, c’est-à-dire donner quelque chose à sa fille, mais le poète n’a pas dévoilé la nature de cette ‘donation’.
Lors d’une première lecture, nous découvrirons que la versification de ce poème avec les règles et les techniques employées, obéit formellement à l’écriture poétique traditionnelle reconnue au XIXe siècle.
Ce poème se compose de onze quatrains, autrement dit six strophes de quatre vers ; Chaque vers comprend dix syllabes : ce sont des décasyllabes, sauf le dernier vers est trisyllabique. En effet, ces strophes sont hétérométriques qui mêlent des mètres différents.
Ô /mon/ en/fant/, tu/ vois/, je/ me/ sou/mets/. (10)
Fais/ com/me/ moi/ : vis/ du/ monde/ é/loi/gnée/ ;(10)
Heu/reu/se/ ? non/ ; tri/om/phan/te/ ? ja/mais/.(10)
— Résignée ! —
Le e muet de com/me/ se prononce, parce que cette voyelle vient avant une consonne (m), et le même cas pour « Heureuse, triomphante », et le e muet de « monde » ne se prononce pas parce qu’il vient avant une voyelle « é » de « éloignée ».
Et pour respecter le mètre du poème, on fait appel à la diérèse dans le troisième vers, et plus exactement dans le mot (triomphante), il devient syllabiquement comme suit : (tri/om/phan/te/):
C’est le premier effet de la diérèse, à savoir le respect du mètre dans le poème ; mais elle a un autre effet stylistique au service de la poésie, est celui de mettre en valeur le mot « triomphante » afin de marquer l’allongement et l’expansion au niveau du mot et au niveau du sens, dans ce cas il y a un effet vraiment stylistique.
Au niveau des rimes, tous les quatrains présentent le même schéma : des rimes abab appelées rimes « croisées », elle sont de qualité suffisante et parfois riche comme dans «ombre , nombre »
On remarque aussi qu’il y a des phrases qui commencent dans un vers et s’achève sur le vers suivant, et cette discordance donne une impression de continuité, appelée enjambement, à sorte d’exemple :
« Toi, mon enfant, dans l’azur de tes yeux
Mets ton âme ! »
Pour valoriser (Mets ton âme) qui n’est pas à une place traditionnelle ; et tous les enjambements sont de nature totalement unique, ils sont des rejets qui mettent en valeur les éléments bousculés vers le vers suivant « Peu de chose - Un sourire – Recommence », en plus, l’enjambement crée un effet d’allongement des vers.
Au niveau du sens, Un examen de plus près et une seconde lecture plus approfondie, nous conduise plus loin qu’un simple conseil que donne généralement un père à son enfant ; Victor Hugo joue des fois, le rôle du ‘prophète’. Il amorce son poème par un « Ô » vocatif pour interpeller sa fille « Ô mon enfant », afin de lui attribuer un ensemble des conseils, transmettre des recommandations et surtout adopter un mode de réflexion :
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