À Schoeneck (57), le groupe scolaire La Forêt, dont le bâtiment date de 1957, a été totalement rénové et modernisé. Au programme : une adaptation numérique de l’établissement avec des tableaux numériques et des gains en termes d’isolation et d’économie d’énergie. Pour Gabriel Bastian, maire de la ville, la recette pour réussir tient en deux mots : de l’argent et du courage !
Pourquoi avoir lancé ce projet de rénovation de l’école ?
Gabriel Bastian : Les temps ont changé. L’école avait déjà été rénovée il y a 25 ans, mais on est passé maintenant à l’ère numérique. Il faut des ordinateurs, des vidéoprojecteurs et un aménagement électrique plus adapté. Au lieu de faire du « patchwork », on a décidé de tout refaire. Il a fallu aussi désamianter le bâtiment. Finalement tout est refait, sauf les radiateurs, la chaudière et la toiture qui étaient en bon état, car rénovés il y a peu.
En termes d’isolation, on gagne beaucoup en hiver. Les fenêtres ont été changées. Et l’été, il y a des rideaux qui bloquent la chaleur. On commence aussi à ressentir les gains en matière d’économie d’énergie. Et nous avons installé des centrales de traitement de l’air. Chaque salle de classe en est équipée avec un système de renouvèlement de l’air jour et nuit. En été, sans ouvrir les fenêtres, il y a un air agréable. Tout est purifié en même temps. Il n’y a pas besoin d’ouvrir les fenêtres des classes. Il va falloir s’y habituer !
Comment avez-vous procédé pour mener les travaux ?
Nous avons fait appel à un cabinet d’architecture, Pierre Antoine Architecture, installé à Saint-Avold. Il nous a fait des propositions et nous avons lancé les travaux à partir de la rentrée 2022. Cela n’a pas été évident, car il a fallu déménager toute l’école élémentaire qui est au rez-de-chaussée pour que le premier étage soit aménagé. L’année suivante, on a rapatrié l’école élémentaire en haut pour aménager le bas. Au départ tout le monde était emballé par le projet. Ensuite au moment de travaux, c’était plus compliqué. Les enseignants n’étaient pas contents, à cause du bruit. Nous avons dû sécuriser le passage des élèves pour qu’ils ne croisent jamais les ouvriers durant leur travail. Et nous avons eu des réunions de chantier tous les mercredis.
Comment avez-vous construit le plan de financement ?
Le tout pèse plus de 2 millions d’euros, avec des emprunts et des subventions. Nous avons emprunté 1,1 million d’euros à la Banque des Territoires via le programme EduRénov, qui a répondu très rapidement. Nous avons reçu une subvention de la part du département pour le numérique et nous attendons une subvention de Climaxion, un programme de l’Ademe et de la région Grand Est en faveur de la transition énergétique et de l’économie circulaire. Il nous faut encore un test pour savoir si nous y avons droit.
Nous avons eu aussi de mauvaises surprises. Durant la crise covid, les coûts de certains matériaux ont notamment explosé. Mais on a tenu bon. Le courage et l’argent, c’est le principal !
Par ailleurs, il faut être assez moderne pour concevoir une école adaptée à l’époque. Et c’est le cas. L’école est conçue pour les personnes à mobilité réduite, avec un monte-personnes et elle est adaptée au numérique, avec des tableaux numériques qui remplacent la craie, un ordinateur personnel par tableau, et des tablettes pour les élèves. Maintenant on a une très belle école moderne. Il nous manque plus que les enfants, notre ville ayant perdu des habitants !
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