Hermann Göring adhéra au Parti national-socialiste des travailleurs allemands en 1922, après avoir rencontré Adolf Hitler. Il était alors un héros national, un célèbre vétéran de la Première Guerre mondiale, ce qui conférait du prestige au parti et attirait des partisans issus des milieux militaires. Il se distinguait par une grande intelligence politique, une forte confiance en lui et de l’ambition, grâce auxquelles il devint rapidement l’une des figures les plus importantes du mouvement national-socialiste. En 1923, il participa au putsch de Munich, au cours duquel il fut grièvement blessé. Pendant son traitement, on lui administra de la morphine - un médicament qui entraîna une dépendance ayant duré presque jusqu’à la fin de sa vie. Dans les années trente, il joua un rôle essentiel dans la consolidation du pouvoir des nationaux-socialistes - il fut cofondateur de l’appareil de répression, participa à la subordination des institutions de l’État au parti et fut responsable du développement de la Luftwaffe ainsi que de la préparation de l’économie à la guerre. Le 8 mai 1945, près du château de Fischhorn en Autriche, Göring se rendit volontairement aux autorités américaines. Après la capitulation de l’Allemagne, il fut placé sous une surveillance particulière, réservée aux représentants les plus hauts placés du régime déchu. Durant son internement, il fut soumis à des examens médicaux intensifs, à des tests psychologiques ainsi qu’à des interrogatoires menés par les services de renseignement alliés et par des psychiatres préparant des expertises pour le Tribunal militaire international de Nuremberg. Il ne pouvait croire qu’il serait jugé pour crimes contre l’humanité. Au camp Camp Ashcan au Luxembourg, puis à Nuremberg, se produisit quelque chose qui peut être considéré comme l’un des changements les plus importants de sa vie - après vingt-deux ans, il parvint à surmonter sa dépendance à la morphine. Ce processus fut étroitement surveillé, les doses furent réduites progressivement et son état physique et psychique fit l’objet d’une observation constante. En conséquence, il suivit une désintoxication réussie - il perdit du poids, son état de santé général s’améliora et, durant le procès, il ne se trouvait plus en phase active de dépendance. Les médecins remarquèrent un changement manifeste dans son fonctionnement psychique. Au moment de son arrestation, il donnait l’impression d’être engourdi, tandis que par la suite il se présenta comme un homme brillant, rapide dans sa pensée et enclin à des déclarations non conventionnelles. Au cours des examens, on réalisa notamment des tests d’intelligence dans lesquels il obtint un résultat d’environ 138 points de quotient intellectuel, ce qui le plaçait nettement au-dessus de la moyenne et constituait l’un des scores les plus élevés parmi les accusés. Ce résultat fut largement commenté et cité dans la littérature consacrée aux procès de Nuremberg.
Bonjour ! Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous allons parler de : « Le plus intelligent des nazis » - un psychiatre décrit Göring au procès de Nuremberg
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